12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes
Québec, le 28 novembre 2025 – Des militantes féministes ont répondu à l’appel du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale en participant à une action de visibilité dans le cadre des douze jours d’actions contre les violences faites aux femmes qui se déroulent du 25 novembre au 6 décembre.
En ce Vendredi fou, des militantes ont pris d’assaut Laurier Québec avec des écriteaux, des bannières et des appareils photos pour une action de visibilité et de sensibilisation sur les violences faites aux femmes. Tantôt par des jeux de mots autour des noms de commerces, tantôt par des attaques frontales envers des enseignes réputées pour leurs positions antisyndicales, leurs fournisseurs non-éthiques ou leurs campagnes publicitaires sexistes, les militantes ont mis en scène des photos qui circuleront sur les médias sociaux. « Imaginez un monde sans violences patriarcales et capitalistes » pouvait-on lire tout comme « 133 femmes et filles tuées au Canada en 2025 » et « Stop à l’objectivation des femmes et au racisme dans la pub ».
« Faire cadeau de notre créativité aux femmes qu’on aime parce qu’on veut qu’elles restent en vie, qu’elles puissent s’épanouir dans la dignité et déployer leur plein potentiel humain en dehors d’un monde d’exploitation commerciale, voilà notre objectif en venant au centre commercial aujourd’hui», a déclaré Guitté Hartog, co-porte-parole de l’action. En cette période morose sur le plan politique et d’effritement des liens sociaux, où trop de monde cherche la réjouissance dans le magasinage, s’approprier ses codes publicitaires pour mieux les combattre semble une bonne stratégie d’auto-défense contre l’endoctrinement au culte du roulement économique à tout prix.
Afin de revendiquer un vendredi follement féministe qui s’intéresse aux réalités des femmes ici et ailleurs au lieu de s’enliser dans la consommation, les militantes ont fini leur tournée « anti-commerciale » en scandant des slogans et en déployant des bannières dans l’aire centrale. «Alors que les personnes que la société racise sont surreprésentées dans les emplois mal rémunérés et précaires, alors que les services publics sont de moins en moins universels et gratuits, alors que l’économie pille et exploite les humains, les territoires et le corps des femmes et des filles partout dans le monde, il est urgent de lutter contre les ravages du capitalisme et du patriarcat ”, s’indigne Anne-Valérie Lemieux Breton du RGF-CN.
Des rubans blancs étaient distribués aux passant.e.s en les invitant à prendre part à la marche de commémoration de la tuerie antiféministe de la Polytechnique qui se déroulera le 6 décembre prochain dans Limoilou à partir de 13h00.

