
Journée de mobilisation lors de la semaine de grève et de mobilisation en défense collective des droits
Québec, 2 février 2026. Plusieurs groupes des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches ferment les portes de leurs organismes pour toute une journée dans le but de revendiquer un meilleur financement à la mission. Cette grève a lieu dans le cadre de la Semaine de mobilisation en défense collective des droits. Deux autobus transportant des citoyennes et citoyens mobilisés ont entrepris ce matin une tournée de bureaux de députés de l’Assemblée nationale du Québec dans le but de remettre une lettre exposant leurs principales revendications. Les bureaux visités étaient ceux de Bernard Drainville, d’Éric Caire, de Geneviève Guilbault et de Martine Biron. Cette action a été suivie d’un vox pop sur la place publique, puis d’une manifestation organisée en début d’après-midi.
Les organismes en défense des droits au bout du rouleau
Annuellement, l’insuffisance financière des organismes en défense collective des droits s’accentue, ce qui se répercute sur leur travail et leur soutien aux populations marginalisées. « On sait que la ministre Rouleau dispose des marges de manœuvre budgétaires à l’intérieur du Plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire pour accorder un soutien d’urgence aux groupes de défense de droits. C’est vraiment de la mauvaise foi de sa part de faire fi de nos demandes », dénonce Vania Wright-Larin, du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (REPAC 03-12).
À cela s’ajoute l’actuel projet de loi 7 de la CAQ, qui propose entre autres une fusion de plusieurs organismes gouvernementaux et programmes. Cette nouvelle proposition de loi laisse entrevoir une entrave à la protection de l’autonomie politique des organismes, remettant en question la pérennité de l’ensemble des groupes communautaires en défense collective des droits (DCD).
Les groupes en DCD, une mission indispensable
Le secteur en DCD regroupe plus de 350 groupes ayant pour mission commune la protection des droits de la population. Acteurs de transformation sociale, ces organismes travaillent auprès des personnes concernées dans le but de vulgariser et de dénoncer les atteintes à leurs droits en s’attaquant aux causes structurelles qui maintiennent les injustices. Cependant, les priorités du gouvernement et les conséquences de leurs orientations politiques sont flagrantes: « Avec les moyens actuels, nous n’arrivons pas à nous mobiliser pour répondre à nos objectifs de justice sociale et climatique, qui subissent des attaques sans précédent. L’insécurité financière menace aussi la pérennité de nos postes de travail », dénonce la porte-parole des AmiEs de la Terre de Québec, Anne-Sophie Trottier. Bien décidés à se faire entendre, les groupes en DCD de Québec et de Chaudière-Appalaches poursuivront leurs actions dans le cadre de la Campagne nationale “les droits, ça se défend collectivement”.
Les principales revendications :
Octroyer 155 millions $ supplémentaires annuellement pour la mission de l’ensemble des groupes en défense collective des droits actuellement financés. Cette somme tient compte des coûts de 1,4 million $ pour la pleine participation des personnes ayant des limitations fonctionnelles.
Inclure un mécanisme permanent d’indexation basé sur l’indice des coûts de fonctionnement du communautaire. Pour 2025-2026, nous demandons 3.6% d’augmentation.
Réclamer l’établissement d’un processus transparent d’accueil des groupes en attente de financement; que leurs besoins soient mieux documentés, revendiquer l’ajout d’une enveloppe permanente pour financer les nouveaux groupes.
Le retrait du chapitre 4 du PL7 qui fusionne le FAACA et le FQIS.
